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lundi 21 novembre 2011

La post-biologie arrive.

Amis Biologistes, bonjour.

"Aujourd'hui, les laboratoires se regroupent et créent des plateaux techniques parachevant ainsi la mutation irréversible de la biologie du XXème siècle. L'analytique se retrouve à l'étroit, serré entre un pré-analytique chronophage et un post-analytique aux contours flous. Il n'existe d'ailleurs quasiment plus, réduit à quelques chiffres alignés dans un dossier de validation : limite de quantification, CV de répétabilité/reproductibilité et parfois chez les plus hardis, incertitudes de mesure. Qui se soucie encore de la composition des réactifs ? De la spécificité d'un anticorps ? Plus grand monde. Ce qui compte c'est que l'automate reste connecté au SIL et qu'il n'y ait pas de bugs durant le week-end parce que la hotline du fournisseur de SIL, décentralisée à Dublin, ne répondra pas. Petit test au passage : comment avez-vous choisi votre méthode de dosage de la vitamine D ? Est-ce sur conseil de l'ingénieur commercial qui vous a assuré un temps de rendu rapide avec un coût au test minimal et que toutes les manières, les méthodes se valent toutes (sauf celle du concurrent direct qui aurait subi une alerte à la FDA...)? La biologie médicale que nous pratiquons tous les jours et sur laquelle repose 70% des décisions médicales s'effiloche au profit d'une post-biologie dont les prémices, déjà présents, vont s'agréger d'un instant à l'autre dans une rupture radicale. Cette post-biologie sera numérique, mobile, complexe, connectée et surtout proche du principal concerné...le patient. Elle sera une des applications santé du Web 3.0 dont une des définitions est "l'internet des objets". Vous me voyez venir, n'est-ce pas ? Allons plus loin.
Plusieurs millions de diabétiques prennent leur glycémie sur leur portable connecté à un centre (de diabétologie ? du fournisseur ? de l'association des diabétiques ? peu importe...), ils s'échangent leurs résultats sur Twitter demandant conseils et avis. Ils peuvent s'alerter, se féliciter, s'encourager s'en remettant à la sagesse de la communauté. Une équipe d'épidémiologistes peut recueillir en direct et exploiter les les centaines de millions de glycémies du réseau pour en tirer probablement plus d'informations que n'importe quel essai clinique, fût-il méthodologiquement parfait. Des dizaines de milliers de femmes enceintes pourront surveiller leurs urines en déposant quelques gouttes sur une sonde à usage unique reliée à leur Androïd, ECBU et protéinurie seront réalisées dans la minute. Idem pour la sérologie mensuelle de la toxoplasmose faite sur une goutte de sang capillaire. Saturation, bruits fœtaux, tension artérielle seront surveillés, compilés et tout écart transmis à la maternité la plus proche. Utopie ? Non, post-biologie. Les outils sont là. Hérésie ? Non, post-biologie. La demande est là. Au moins 2 milliards de personnes n'ont pas de laboratoire au coin de leur rue mais ils auront bientôt tous un portable. l'OMS l'a bien compris puisque qu'elle finance des projets de m-health. Alors, bientôt plus de laboratoires de biologie médicale ? Non, remplacés par des laboratoires de post-biologie, chargés d'explorer des données plus complexes : métabolomique, transcriptomique et autres signatures moléculaires. La bonne question n'est pas : qu'est-ce qu'il feront ? mais quand est-ce qu'il le feront ? "


Aïe, encore un cauchemar. 
Lire Science et vie avant de m'endormir ne me réussit pas trop. Demain soir, je reviens au Nova Comics de ma jeunesse.

(post-)Biologiquement vôtre.

GdM

dimanche 13 novembre 2011

Semaine chargée pour la Biologie Médicale.

Amis Biologistes, bonjour.

La (petite) semaine qui  vient de s'écouler a été suffisamment chargée pour que je reprenne le clavier et vous livre ces quelques informations. Les Journées Internationales de Biologie  se sont tenues du 8 au 10 novembre dernier au CNIT-La Défense. C'est une des grandes occasions où la profession se réunit pour s'(in)former, débattre, découvrir les nouvelles techniques et les tendances. C'est aussi un thermomètre, certes pas très précis mais appréciable, de l'état d'esprit et du moral des laboratoires d'analyses.

Dès l'entrée, le ton était donné. Le Syndicat des Biologistes (SDB) a fourni aux participant un kit d’information destiné en priorité aux patients des laboratoires. Il s'agissait d'alerter les patients sur l’imminence de la fermeture de nombreux laboratoires de proximité en raison des regroupements en cours. Ils peuvent (les patients) exprimer leur refus en signant et en renvoyant une des cartes-manifeste gratuites contenues dans le kit et ce, jusqu'au 15 décembre 2011.

Le SDB n'était pas le seul à avoir ainsi fait appel aux patients puisque la coordination des "Biologistes en Colère" a déposé durant la même semaine au siège du Ministère de la santé une pétition de 380.000 signatures de patients et de biologistes. Elle dénonce aussi la "mort subite" des laboratoires de proximité.

Si on prend un tout petit peu de recul, on se rend compte que cette agitation autour de la disparition des laboratoires de proximité fait partie d'un tableau beaucoup plus vaste (mais hélas pas moins sombre). Une pétition, initiée par le Syndicat des jeunes biologistes médicaux, circule contre la privatisation du système de santé français et, miracle des réseaux sociaux, quelques milliers de signatures ont déjà été recueillies en une douzaine de jours.

Que puis-je conclure de ces actions ?  Rien de bien nouveau que n'aient déjà rapporté d'éminents penseurs et observateurs ou que n'aient déjà écrit les journaux : Internet, la santé et l'avis du peuple péseront lourd en 2012.

Biologiquement vôtre.

GdM


Sources :

- SDB, le kit : http://www.sdbio.eu/pour-une-biologie-liberale-de-proximite-operation-patients.html
- Biologistes en colère : http://www.biologistesencolere.com/static.php?op=index.html&npds=1
- SJBM : http://blog.sjbm.fr/?p=3983
- SJBM, la pétition : http://www.mesopinions.com/Contre-la-privatisation-du-systeme-de-sante-francais-petition-petitions-c50727ab56e9786be7dffc7e4a337ba4.html

mardi 28 juin 2011

Les jeunes Biologistes médicaux : premiers Indignés de France ?

Amis biologistes, bonjour.

Depuis le printemps, les rives de notre bonne vieille Méditerranée bruissent des clameurs de jeunes gens qui se sont auto-proclamés les Indignés (voire les révoltés pour les plus méridionaux d'entre-eux). Ils sont tunisiens, égyptiens, grecs, espagnols...Leur point commun ? Si on en croit Sylvie Kauffmann du Monde et le think-tank Terra Nova, ce sont des jeunes diplômés qui ne peuvent plus s'insérer dans un système qui les rejette. Pour paraphraser ces deux auteurs, ce sont des "outsiders" qui subissent une exclusion économique et parfois politique qui les exaspère au plus haut point. Ils ne supportent plus les sociétés vieillissantes et les systèmes à bout de souffle.
Si on regarde de plus prés les revendications des jeunes Biologistes médicaux français, ils s’inquiètent pour leur avenir car, après 9 à 10 ans d'études, le système libéral leur est fermé à cause d'une financiarisation rampante et le secteur public les met en concurrence avec des non-biologistes. Pris dans la nasse, ils ruent, rejettent un système en fin de cycle et entrent en conflit avec leurs aînés. 
Ils sont jeunes, diplômés et appellent à une manifestation demain :  répondent-ils au portrait-robot des Indignés ? C'est bien possible.

GdM


Sources :

Le Monde, édition du 24 juin 2011.



lundi 11 avril 2011

La norme ISO 15189 vous agace ? Dites-le à l'AFNOR !

Amis Biologistes, bonjour.

Si la norme ISO 15189 est devenue votre livre de chevet, si vous en connaissez le moindre détail, vous avez sûrement noté quelques imperfections (quel doux euphémisme...) dans la rédaction de certaines exigences et vous vous êtes peut-être même parfois interrogés sur leur pertinence.
Et bien, réjouissez-vous car la parole est enfin donnée au peuple des laboratoires. L'AFNOR ouvre son site et a mis en place une enquête publique qui permet à tout un chacun de commenter (si, si..) chaque exigence du texte normatif.  Nous allons donc contribuer à améliorer notre Norme. Quel honneur !

Petit bémol : l'appel a été diffusé le 6 avril et nous n'avons que jusqu'au 15 avril pour contribuer à l'enquête.
Autre (petit) bémol : vous devez vous enregistrer sur le site de l'Afnor qui, par ailleurs, nous propose, sur la même page et très très gentiment, de nous accompagner dans notre quête de perfection...

Allez, je ne vous fais pas languir plus que ça, à vos claviers/smartphones sur le site suivant :



Biocliniquement vôtre,
GdM


jeudi 10 février 2011

URGENT : L'Ordonnance Ballereau qui réforme la Biologie médicale a été abrogée !!

Amis, biologistes, bonjour.

Voilà une information qui fait l'effet d'une bombe dans le milieu de la biologie médicale : au cours de l'examen de la loi de Bioéthique, les députés ont adopté hier soir un article qui abroge l'Ordonnance du 13 janvier 2010. La réforme dite "Ballereau" et tout ce qui en découle (le blog s'en fait l'écho depuis septembre 2008) est suspendue.

Le temps de croiser quelques sources d'informations et je reviendrai ici-même pour tenter une petite explication de texte. En attendant, n'hésitez pas à commenter.

Biocliniquement vôtre.

GdM


lundi 16 novembre 2009

Accréditation et JIB : la réaction d'Hervé à celle d'Alain.

L'Ordonnance est encore en gestation. La version qui circule actuellement porte le n°13 et quelques articles restent encore à rédiger. Sur le terrain, celui des biologistes qui prélèvent, signent, téléphonent aux prescripteurs, surveillent les contrôle de qualité et se battent avac la paillasse de bactériologie (quand ce n'est pas celle d'immuno-hématologie...), rien ne change si ce n'est cette sensation d'un malaise qui monte...
Je laisse ainsi la parole à Hervé qui a commenté le post précédent :


"Merci pour ce ressenti que je partage.
Hélas, force est de constater amèrement que :
- Les vieux biologistes ont profité gains de productivité plutôt pour se rémunérer que pour investir.
- DGS et Cofrac continuent de comparer sur un plan purement financier la biologie à l'allemande et la biologie française.=> ce ne sont bien évidement pas les mêmes prestations.
- L'accréditation est un coût fixe de plusieurs milliers d'euros par type d'analyses pratiquées.
En conclusion, les jeunes biologistes sont les grands perdants de la réforme. Impossible de créer de nouveaux laboratoires en raison de la charge d'accréditation. Dans les "Laboratoires" nouvelle version, le salariat ou l'association ne leur permettront que d'oeuvrer dans des sites de prélèvement. Cela fait mal de faire un Bac +10 et n'utiliser que le certif de prélèvement non ? Je ne parle pas des jeunes techniciens qui deviendront hyper spécialisés (comme en HP). Difficile de trouver des personnels polyvalents et bien formés.
Une rupture s'annonce qui consolidera à terme le rôle des financiers dans les structures.
Les actions : contester la légitimité du SDB. Protester par courrier auprès de vos députés, de notre ministre de la santé, et de Mr Ballereau. Adhérer à un syndicat qui vous représentera au mieux de vos opinions. Demander à l'intersyndicale une journée d'action "Biologie Morte".
A bon entendeur. "

Merci Hervé pour votre contribution.
Juste une précision, on lit souvent que la validation d'une méthode coûte cher. C'est vrai si on tient compte de la centaine de tests qu'il faut réaliser, du temps technicien, de l'amortissement de l'automate, du temps biologiste pour analyser les résultats et du temps qualiticien (je m'initie à la bonne vieille comptabilité analytique...) mais je ne pense pas que ce coût atteigne plusieurs milliers d'euros. Si un auditeur Cofrac (un vrai, un dur pas un consultant à deux balles) veut bien nous donner son avis ici , ce serait bienvenu.
GdM

mercredi 4 novembre 2009

Au sujet de l'accréditation, M. Ballereau déclare : " Attention, le temps passe vite".

Cet après-midi, au JIB 2009, il y a eu une session très studieuse sur l'accréditation. Organisée par la SFBC, elle a vu défiler au pupitre plusieurs orateurs qui ont synthétisé les avancées des groupes de travail dédiés à l'application de la norme 15189. Les nombreux biologistes présents ont ainsi appris que la SFBC préparait une grande série de documents (99 pour être précis) qui devraient être utiles pour structurer le manuel qualité version 15189. Ces documents devraient être accessibles aux adhérents de la Société.

Il y a eu ensuite une longue séance de questions-réponses à laquelle, surprise, M. Ballereau a participé, il l'a même conclue en évoquant les points suivants :

1- Les hôpitaux publics en général, et les CHU en particulier, ne seront pas crédibles s'ils ne sont pas accrédités. Les directeurs de ces établissements seraient, selon ses dires, particulièrement sensibilisés à cette obligation légale et devraient dégager les moyens, surtout humains, pour la mettre en œuvre (les biologistes hospitaliers présents ont émis quelques doutes à ce sujet),
2- Il a salué le travail d'explication et d'interprétation de la portée de la norme par la SFBC. Selon lui, la norme doit être appliquée avec pragmatisme mais sans "descendre le niveau". Il s'agit d'appliquer la norme, toute la norme et rien que la norme.
3- Le temps passe vite et il est urgent que les biologistes appréhende rapidement la portée de cette norme pour passer aux actes.
4- L'effort fourni par les biologistes français ne sera pas vain puisqu'il permettra en retour d'améliorer la norme, de la mettre en adéquation avec les réalités du terrain et de diffuser en Europe le processus de médicalisation de la biologie qui au cœur de la réforme française.

Applaudissements polis de la salle.

En clair, Amis Biologistes, vous êtes des pionniers, le chemin sera long, parsemé de sang et de larmes mais le jeu en vaut la chandelle car vous inaugurerez au yeux de l'Europe émerveillée une nouvelle ére pour la biologie médicale.
Présenté ainsi, le tableau est charmant, presque émouvant, mais la réalité du terrain est bien plus complexe pour au moins deux populations de biologistes : les "petits labos" libéraux et les labos hospitaliers. Pas sûr qu'ils aient les moyens d'enfiler ce costume de pionnier.

GdM

dimanche 1 novembre 2009

Amis Biologistes, que faites-vous cette semaine ?

Si vous avez un creux dans votre planning, passez donc aux JIB 2009. D'après une source (très) proche de l'organisation, l'édition de cette année attirera un nombre record de visiteurs et d'exposants. Plus intéressant, dans ce contexte d'"instabilité" réglementaire, la présence de plusieurs personnalités de premier plan a été confirmée. Je vous l'annonce en exclusivité :

- Madame Bachelot est attendue, jeudi 5 novembre à 9h30 au CNIT la Défense. Elle ne devrait y rester très longtemps car d'après son agenda officiel, elle doit être de retour à 10h30 au Ministère de la santé.

- Monsieur Ballereau est, lui, attendu vendredi dans la matinée.

Avec ces deux présences, associées à celles des principaux responsables syndicaux, nous espérons que, nous autres biologistes de la "base", aurons des informations complémentaires et surtout fiables sur le projet d'ordonnance.

Rendez-vous donc à la Défense.

GdM

mercredi 28 octobre 2009

L'Ordonnance de la biologie : vers une (grosse) pilule amère ?

Aux alentours du 20 janvier 2010 devrait sortir l'Ordonnance qui remplace la loi de 1975 et devenir ainsi le texte fondateur d'une "nouvelle" biologie médicale. C'est un des piliers de la loi HPST, voulu par Mme Bachelot et porté par M. Ballereau.
Avant de sortir, cette ordonnance fait l'objet d'âpres débats avec les syndicats, à tel point que plusieurs versions ont été rédigées. Au moins d'août puis au mois de septembre, deux versions de l'ordonnance ont filtré sur Internet mais elle seraient en fait déjà caduques puisqu'il manquerait certaines dispositions importantes. Et c'est justement cet aspect provisoire qui hérisse les cheveux des biologistes. Il n'y a rien de plus irritant que d'attendre des dispositions règlementaires qui vont conditionner un exercice professionnel d'autant plus que des rumeurs (et contre-vérités?) circulent sur un durcissement des conditions de cession et/ou de rachat des laboratoires. Rumeurs ou pas, la pilule prescrite par l'Ordonnance apparaît de plus en plus amère. Et il faudra en plus avaler la prochaine réduction de nomenclature qui devrait logiquement découler de l'examen du budget 2010 de la Sécu.
Les syndicats de biologistes, qui ont accès par fonction à la toute dernière version de l'ordonnance, ne devraient pas laisser planer un tel doute. Le site du SDB essaye bien, depuis début octobre, de faire de la pédagogie en explicitant les orientations générales de l'ordonnance mais les questions qui fâchent ne sont pas abordées. L'Ordre des pharmaciens s'est inquiété de certaines dispositions du projet mais n'est pas rentré dans le détail. Pour vraiment savoir si la pilule sera amère, il ne nous reste que quelques jours à attendre. En effet, le projet d'ordonnance devrait passer ce mois-ci devant le Conseil d'Etat...ou alors allons au JIB 2009, évènement organisé par le SDB himself.

GdM


mercredi 7 octobre 2009

Grippe A / H1N1pdm : selon Bayes, les tests rapides sont inutiles en situation de pandémie.

Suite à une discussion à bâtons rompus avec un brillant urgentiste qui se reconnaîtra (d'où l'intérêt du dialogue clinico-biologique), nous avons décidé, KW et votre serviteur, d'appliquer l'approche Bayesienne pour évaluer l'intérêt des tests rapides pour le diagnostic de la grippe.



Données : Nous avons utilisés les données publiés par l'équipe marseillaise dans le récent PLOS, à savoir une spécificité de 100% et une sensibilité à 63.1% pour le test immunochromatographique (pour rappel, la fourchette de spécificité de ces tests rapportée dans la littérature varie de 40 à 70%).



Méthode : L'approche est basée sur le théorème de Bayes qui permet d'estimer l'impact d'une information (le résultat d'un test diagnostic) sur une situation d'incertitude (le patient est-il malade ou non?). Nous nous n'étendrons pas sur les aspects théoriques de cette approche et leur application dans la décision médicale car d'autres s'y sont attelés avec succès par contre, nous recommandons à nos confrères biologistes de s'y intéresser de près car ces principes vont infuencer l'élaboration des futurs consensus/recommandations. Quelques liens sont fournis à la fin de l'article (merci Babaorum).



Donc selon Bayes, un test diagnostic est bon s'il permet au clinicien de diminuer son incertitude devant un patient donné. Ainsi, si avant le test, le patient à une probabilité d'être malade de 30%(proba pré-test), le test est utile si son résultat ramène cette probabilité (proba post-test) à 80%. Le test a donc augmenté la probabilité de diagnostic correct de 50%, il peut le faire à condition que son Ratio de Vraisemblance positif (RV+), calculé à partir de Spé et Se, soit égal à 10 (ou que son RV- soit égal à 0.1). En effet, d'après Bayes, la proba post-test se calcule par une équation qui tient compte de la proba pré-test (en pratique la prévalence de la maladie) et du RV. Nous comprenons donc que l'utilité d'un test ne dépend pas uniquement de sa Spé et Se mais aussi du contexte épidémiologique.



Nous avons donc repris les données marseillaises et calculé le RV- du test rapide utilisé et la probabilité post-test dans trois situations épidémiologiques différentes en utilisant un site de calcul Bayésien. Ce RV- estime la probabilité post-test que la patient n'ait pas la grippe H1N1 si le test est négatif, il est égal à 0.37 .



  • Situation 1 : la prévalence de la grippe est autour de 8% (92% des patients qui consultent n'ont pas la grippe), la probabilité post-test passe à 96.9%, soit un gain diagnostique de 4.7%


  • Situation 2 : la prévalence est à 30% (70% des patients seraient indemnes de H1N1), la probabilité post-test passe à 86.4% ; gain = 16.4%


  • Situation 3 : la prévalence est à 60% (pic pandémique, 40% de patients indemnes seulement), la probabilité post-test passe à 64.3% ; gain = 24.3%.


Dans tous les cas, y compris en situation pandémique, les tests rapides n'apportent pas un gain diagnostique suffisant (au moins +40/50%) et ne permettent pas d'affiner le jugement du clinicien.
La solution passe donc par l'amélioration de la spécificité des tests rapides (trop tard pour cette année !). Pour être efficaces et notamment dans la situation 2 intermédiaire, il faudrait qu'ils atteignent au moins une spécificité de 75% = cette information est cadeau pour les industriels.
Une autre alternative est l'utilisation de la RT-PCR mais là aussi les moyens ne sont pas suffisament dimensionnés.
KW et GdM
Bibliographie :

jeudi 1 octobre 2009

Grippe A/H1N1 : les tests rapides trop chers !

Dans mon précédent post, j'avais évoqué une expérience marseillaise de dépistage de la grippe basée sur une combinaison tests rapides + RT-PCR. Cette étude, plutôt bien menée, a permis d'évaluer les performances diagnostiques de la combinaison (ou accuracy en anglais, nouveau terme consacré par la littérature bio-médicale à ce sujet, si ça vous intéresse contactez KW, c'est lui le spécialiste) mais aussi de tester l'intérêt d'une organisation délocalisée. Elle a, comme il se doit, été publiée dans une revue à comité de lecture (PLOS).
En général, ce genre d'étude est discutée dans le Landerneau feutré des experts, parfois dans les couloirs d'un congrès ou, si ça vaut le coup, dans les staffs studieux de (certains) services de CHU. D'autres études viennent la compléter, la confirmer ou même l'infirmer ! C'est la routine scientifique. Mais cette fois-ci, ce n'est pas l'intérêt scientifique de l'étude qui a fait parler d'elle c'est plutôt son côté mercantile. Et ce n'est pas un obscur journal de microbiologie qui le relève mais le Canard Enchaîné ! Une complète nouveauté.
Les détails sont ensuite donnés par un article de la Provence : les premiers patients pris en charge par la nouvelle organisation ont été surpris par le prix des tests (283 euros, non remboursés). L'Hôpital marseillais arrête tout de suite l'expérience. Contacté par le journal, l'un des auteurs de l'article aurait déclaré :

"Je ne me suis pas rendu compte de l’importance de cette somme (283 euros). Et la secrétaire, au lieu de me dire "attention c’est trop cher", ne m’a rien dit".

Donc, si j'ai bien compris, pour mettre en place un nouveau test diagnostic, on réalise une étude sur 1000 patients, on s'entoure de toutes les précautions méthodologiques, on rédige un article, on essaie de le faire passer dans une revue. Une fois l'article publié, on laisse le soin aux secrétaires médicales de réaliser l'étude médico-économique afin de savoir si ce nouveau test est compatible avec les exigences du terrain.

Conclusion 1 : les secrétaires médicales devraient suivre un master spécialisé à Sciences Po,

Conclusion 2 : les articles c'est bien beau, mais comme le dit souvent KW, il faut être très prudent quant à leur utilité sur le terrain et ne pas oublier l'aspect financier,

Conclusion 3 : j'ai l'impression que les tests rapides ne seront pas remboursés de sitôt car les vaccins ont fait un trou dans le budget...


GdM
(va discuter avec les secrétaires)




lundi 28 septembre 2009

Grippe A/H1N1 : Tests rapides ou pas ?

Le débat agite actuellement les praticiens de terrain et notamment les biologistes : les tests rapides sont-ils utiles dans la prise en charge des patients suspects de grippe A/H1N1 ? En effet, la décision de confier la confirmation virologique aux laboratoires de référence (8 en France) a été prise au cours de l'été dernier par le Ministère de la santé ; elle ne concerne que certaines situations à risque. La surveillance de l'épidémie se fait ainsi sur des groupes sentinelles. Résultat : l'estimation du nombre réel de cas de grippe A devient terriblement difficile avec des chiffres qui varient du simple (5000 cas/semaine, InVS) au quadruple (20000 cas/semaine, GROG) d'après une équipe de microbiologistes marseillais.

Cette même équipe vient de publier sur le Site PLOS Currents Influenza un papier fort intéressant qui vient éclairer le débat. Ils ont testé pendant deux mois près de 1000 prélèvements naso-pharyngés issus pour l'essentiel des services d'urgence adultes et pédiatrie d'abord avec un test rapide (Becton Dickinson) puis par qRT-PCR (technique one-step du CNG Lyon sur SmartCycled/Ceipheid). Le résultat du test rapide est rendu entre 1 et 2h, celui de la qRT-PCR entre 4 et 7 heures après reception des prélèvements. Les résultats ont ensuite contrôlés par une double qRT-PCR (Smartcycled/Ceipheid + Technique SyberGreen de Ninove et al. sur Mx3005p de Stratagene ou LC480 de Roche).


Le papier apporte des données nouvelles :


- Les tets rapides et la qRT-PCR ont été réalisés par un laboratoire d'urgence dédié spécifiquement à la microbiologie qui peut traiter 36 échantillons par 24h,


- Les tests rapides ont montré une sensibilité de 63% et une spécificité de 100% pour le nvH1N1 2009 et la qRT-PCR une sensibilité de 84% et une spécificité de 100%,


- Le nombre global de tests positifs pour la grippe A/H1N1 a été de 6.6% sur un bassin de population qui recouvre 9 départements du Sud-est.


Indépendamment de la discussion des auteurs que je vous laisserai apprécier, il est intéressant de noter que la sensibilité du test rapide utilisé est de 63%. Ce chiffre est dans la fourchette haute compilée par le CDC (entre 40 et 69%) à la différence près que l'étude marseillaise porte sur un nombre nettement plus important de prélèvements. Il est tout aussi intéressant de noter que l'incidence de la grippe A/H1N1 sur l'échantillon français est de 6.6% ce qui laisse donc 93.4% des patients qui consultent aux urgence pour signes respiratoires indemnes de grippe A ! Ils peuvent donc, en théorie, repartir chez eux.


Au final, les microbiologistes marseillais proposent une organisation et des outils qui seraient pertinents à la fois pour prendre en charge les patients sur le terrain mais aussi pour répondre à la problématique épidémiologique. Et donc à la question : un test rapide d'une sensibilité de 63% est-il utile en situation d'épidémie ? je me garderai d'y répondre, laissant celà à d'éminents experts, mais j'ai déja ma propre opinion en tant que praticien...


GdM


PS : pour les puristes de la 15189, vous pouvez déja mettre cet article dans le dossier de validation de la méthode. Merci qui ?

lundi 21 septembre 2009

Biologie médicale et Maladie d'Alzheimer.

Aujourd'hui, 21 septembre, c'est la 16ème journée mondiale contre la maladie d'Alzheimer. Il y aurait, de par le monde, 35 millions de patients atteints et près de 850.000 en France. La presse en a abondamment parlé et google a recensé plus de 80 articles sur le sujet.
Cette journée est une excellente occasion de rappeler la recommandation professionnelle, publiée par l'HAS en mars 2008 (soit 1 mois après le discours d'intention du président à Nice) . Cette recommandation, qui traite du diagnostic et du suivi de la maladie d'Alzheimer et des pathologies associées, concerne plusieurs professionnels de santé y compris les biologistes. On peut croire, à priori, que les laboratoires ne sont pas concernés par cette pathologie, pourtant ils le sont bien et le texte de l'HAS le précise clairement.

Sans rentrer dans le détail, les examens biologiques du bilan initial sont classés en trois grades :
- Grade 1 : des examens simples pour rechercher une autre étiologie aux troubles cognitifs ainsi que les co-morbidités (ionogramme, glycémie, calcémie, créatinine, albuminurie, NFS et TSH) ;
- Grade 2 : des examens demandés devant des tableaux particuliers (biaan hépatique, sérologies syphilis, VIH, Lyme, folates et B12) ;
- Grade 3: analyse du liquide céphalo-rachidien avec recherche des marqueurs 14-3-3 et protéines Tau. Ces examens sont prescrits par des équipes spécialisées et réalisés par des laboratoires tout aussi spécialisés.

Les analyses de Grade 1 et 2 peuvent être réalisés par tout laboratoire mais pour plus d'efficacité dans la prise en charge des patients, ce laboratoire se doit de faire partie d'un réseau multidisciplinaire comme le propose le Plan Alzheimer 2008-2012. Mais pour ce faire, les biologistes devraient pouvoir se former. A bon entendeur,...

GdM



jeudi 17 septembre 2009

Pourquoi les Labos de ville ne font pas le diagnostic virologique de la grippe A/H1N1.

De nombreuses personnes se sont émues dans les médias (blogosphère comprise) du fait que les laboratoires d'analyses médicales de ville ne recherchent pas la grippe A sur les prélèvements de gorge. Ceci est parfaitement exact, pour les raisons suivantes :


primo, la technique de biologie moléculaire est réservée aux laboratoires spécialisés du réseau Grippe (2 ou 3 par région),

secundo, le prélèvement naso-pharyngé ne doit être réalisé :
- que dans des cas précis définis en début de semaine par le Ministère de la Santé,
- que par certains professionnels (établissements de santé et médecins du réseau Grippe),

tertio, le test de confirmation n'est pas remboursé ! En effet, deux PCR sont réalisées sur le prélèvement : une pour le type A et une autre pour la souche H1N1 pandémique. Le coût total avoisine les 200 euros (2 x BHN400 environ),


Durant l'été, il y a eu la possibilité pour les laboratoires de ville de réaliser des tests de détection rapides pour les patients. Ils ne sont pas recommandés pour deux raisons : leur sensibilité est faible et ils exposent inutilement les professionnels de santé à un risque élevé de contamination.

Par conséquent, ne tapez plus sur le biologiste ou la secrétaire de votre labo préféré s'il vous répondent qu'ils ne peuvent pas rechercher le virus de la grippe A sur le kleenex de votre petit dernier qui tousse.

GdM

dimanche 6 septembre 2009

Le Biologiste médical et les masques anti-grippe H1N1.

Nous avons tous bien compris qu’il y avait deux types de masques de protection en stock : le masque anti-projection (MAP) ou « chirurgical » et le masque FFP2 ou « bec de canard ». Quelle est leur place dans le laboratoire d’analyses médicales ?

Réglons tout de suite le cas du masque chirurgical. Il est destiné aux personnes ayant la grippe (ou supposées telles) et limite la propagation de gouttelettes de salive qu’ils émettent prévenant ainsi la contamination des sujets contacts. Aux laboratoires d’analyses, il serait utile dans les cas suivants :

- Les patients qui se savent grippés ou qui ont un doute (pour peu qu’ils aient la courtoisie de le dire) mais qui n’ont pas de masques pourraient en recevoir un dès leur arrivée au laboratoire.

- Les membres du personnel qui, au cours de leur journée de travail ressentent des symptômes grippaux (fièvre, toux, courbatures, fatigue subite…), mais qui ne peuvent pas quitter immédiatement leur poste de travail doivent mettre un masque. Il faut néanmoins savoir que dans ce cas précis, leur contagiosité a commencé 24h avant. C’est là que la cellule de crise intervient et déroule le plan de continuité d’activité (mais ça c’est une autre histoire).

Qu’en est-il du masque FFP2 ? Les choses semblent un peu plus compliquées.

Ces masques sont destinés à la protection des sujets contacts mais ils présentent plusieurs inconvénients. Ils sont souvent difficiles à supporter et doivent être changés toutes les quatre heures. Il est absolument exclu qu’un professionnel de santé se promène toute la journée avec un tel masque. Les sociétés savantes ont donc répertorié les soins à risque durant lesquels le port du FFP2 est recommandé :

- Intubation / Extubation

- Ventilation mécanique avec circuit expiratoire « ouvert »

- Ventilation mécanique non invasive

- Aspiration endotrachéale

- Fibroscopie bronchique

- Kinésithérapie respiratoire

- Aérosolthérapie

- Prélèvement nasal ou nasopharyngé

- Autopsie

Une seule de ces procédures concerne les biologistes : le prélèvement nasal ou oro-pharyngé.

Cette limitation de port pourrait être une solution au problème d’approvisionnement en masques FFP2 que connaissent les laboratoires d’analyses. En effet, ils ont été initialement « oubliés » par les autorités sanitaires lors de la distribution des dotations. Lorsque des biologistes ont contactés les DDASS et DRASS, certaines leur ont conseillé d’assurer leur propre approvisionnement comme pour les autres entreprises. Problème : les entreprises rencontrent actuellement des difficultés pour obtenir des masques comme le rapporte un article récent des Echos qui cite la CGPME « les pouvoirs publics ont asséché le marché en préemptant pour leur propre usage une grande part des produits fabriqués ».

Le Ministère de la santé aurait rectifié le tir en incluant les laboratoires parmi les destinataires des masques pré-emptés. Cependant en fonction des régions, les discours et pratiques ne sont pas encore harmonisés. Par exemple, dans un département du sud, les masques ne seraient destinés qu’aux biologistes mais pas aux techniciennes et secrétaires qui sont plus souvent au contact des patients.

Que faire alors s’il n’y a pas assez de masques FFP2 ? Un peu de bon sens, un respect strict des règles d’hygiène, un peu d’organisation (délimiter une « ZHDV » dans le laboratoire = zone de haute densité virale »)…et une excellente idée promue par une interniste américaine : éviter de porter ses mains au visage.

KW

lundi 31 août 2009

Un outil pour les biologistes qui veulent s'accréditer...et les autres aussi !

Avec KW de Bio-clinical Consulting, nous "travaillons" sur un moteur de recherche personnalisé qui sera entièrement dédié à la norme ISO 15189. C'est une toute nouvelle possibilité que permet Google. La barre de recherche est situé sur la colonne de droite, juste sous le chapeau du blog.
Au fur et à mesure de nos propres recherches, nous alimenterons le moteur avec des sites pertinents ce qui le rendre d'autant plus efficace...et facilitera ainsi(du moins nous l'espérons !) la recherche documentaire que nous effectuons toutes et tous sur ce sujet brûlant.
Bonne chasse.

GdM & KW

mercredi 26 août 2009

Labmutation : les secrets de la saison II.

Comme pour les chaînes de télé, Labmutation, le blog de la biologie médicale, des laboratoires d'analyse et du diagnostic in vitro fait sa rentrée avec une nouvelle grille et plein de surprises (si ! si !).
Mais avant de se projeter dans le futur, faisons un peu le bilan de l'année écoulée. Votre serviteur s'est lançé dans le blogging en août 2008 et a écrit pour vous 77 messages (soit un post tous les 5 jours). D'après Google, 16000 visiteurs uniques ont parcouru les pages : 14000 étaient localisés en France et le reste dans 62 pays différents (les possibilités du net sont ahurissantes !). Toujours d'après Google, ce nombre de visiteurs est assez faible mais Wikio classe Labmutation en 29ème position dans le top 100 des blogs les plus actifs en santé. Il y a eu deux messages qui ont attiré énormément de visiteurs, celui sur la grippe mexicaine d'avril 2009 et celui intitulé "La biologie financière expliquée à ma fille" d'octobre 2008. Si je suis content ? Affirmatif ! Sauf, peut-être, deux contrariétés mineures. La première est que je n'ai pas pu écrire, faute de temps, tous les posts que j'ai voulu et la seconde est le petit nombre de commentaires que j'ai eus au regard des visites (je remercie au passage les lecteurs fidèles) mais celà est, semble-t-il, commun à tous les blogs.
Place maintenant aux nouveautés ! Il y en aura pas mal mais deux seront immédiatement mises en oeuvre :
1- vous aurez la possibilité de contacter par mail les auteurs du blogs à l'adresse suivante : labmutation at gmail.com (remplacez at par l'arobase).
2- j'ai bien dit les auteurs car je sera épaulé durant la saison II par un consultant d' In vitro Veritas(un cabinet de conseil spécialisé dans tous les aspects conceptuels, techniques, organisationnels du diagnostic in vitro). Il s'est choisi un pseudo un peu guerrier : Knowledge Warrior mais c'est son choix (un peu de fantaisie ne fait pas de mal, me dit-il). KW sera chargé d'écrire des posts plus techniques que les miens et mettra ainsi son expertise à votre disposition, gratuitement, dans le plus pur esprit du blogging professionnel. Pourquoi ? C'est simple. Il fait de la pub pour son cabinet et moi j'ai des conseils gratuits. Les affaires sont les affaires.
Nous vous souhaitons une excellente saison II sur Labmutation !
GdM & KW.

vendredi 17 juillet 2009

Loi HPST : le Conseil constitutionnel rejette le recours.

Ainsi, c'est fait : la loi HPST est définitivement adoptée ! Mme la Ministre peut donc souffler.
Dans un argumentaire daté du 16 juillet et publié sur son site, Le Conseil a rejeté tous les griefs qu'ont formulés les députés qui l'ont saisi. Il a par contre émis quelques réserves et censuré de sa propre initiative quelques dispositions (en particulier celles concernant les expérimentations).

Quid des biologistes ? Le recours qui nous concernait est celui qui avait trait aux ordonnances. Le Conseil considère qu'une loi qui autorise le gouvernement à procéder par ordonnance pour modifier le code de la santé n'est pas anti-constitutionnelle. Il rappelle que :

"...que cette autorisation est donnée pour une durée de neuf mois ; qu'un projet de loi de ratification devra être déposé dans les trois mois de la publication de l'ordonnance..."

La marche arrière est donc définitivement interdite. La biologie médicale va basculer dans le courant de l'année prochaine dans une nouvelle ère et comme le disait naguère Léonard de Vinci : "Ne rien prévoir c'est déjà gémir".

GdM



Formation des pharmaciens-biologistes aux prélèvement artériels.

L'arrêté qui détaille les modalités de formation des pharmaciens-biologistes aux prélèvements artériels est paru au journal officiel. Vous pouvez le consulter par ce lien.
Bonne lecture.

GdM

vendredi 10 juillet 2009

Qui gère e-labo ?

Le site e-labo se définit comme une plateforme de services en-ligne de biologie médicale dont le business-concept surfe sur la vague porteuse de la e-médecine. Il est lié à l'entreprise "Ma santé à tout prix". Elle se définit elle-même de la sorte sur son autre site : http://www.le-guide-sante.org/qui_sommes_nous et voici un court extrait :

"...Ma Santé Atout Prix, société anonyme par actions simplifiée, au capital de 70 000 euros et inscrite au RCS de Marseille sous le numéro 503 839 318. Le siège social est situé au 1 rue Martiny à Marseille 8ème.

...

Son équipe dirigeante est constituée de médecins spécialistes (inscrits à l'ordre mais n'exerçant pas volontairement), d'anciens dirigeants de cliniques n'ayant plus d'intérêts dans des établissements de santé, et d'informaticiens maîtrisant toutes les nouvelles technologies..."


Tous les laboratoires sont répertories sur le site mais aucun n'est encore partenaire. Surveillez votre boîte aux lettres...un petit courrier pourrait vous parvenir, qui sait ?

GdM